Selfie-fiction « Me, myself and I… » – 4eme

Réalise un selfie-fiction en te mettant en scène pour raconter une histoire, et créer un faux autoportrait de toi-même.

Selfie : le selfie est un genre d’autoportrait photographique généralement réalisé avec un smartphone. Il sous entend une gestuelle : on tend les bras, on cadre, on prend la photo et on la regarde sur l’écran. Le selfie met également en avant l’arrière plan et ce qui se trouve « autour » de soi, puisqu’il peut aussi servir à montrer un lieu qu’on visite, ou une rencontre que l’on a faite.

Des pistes pour produire:

Le cadrage, l’arrière plan (qu’est ce qu’on y voit? Un décor ?), la mise en scène (qui peut intégrer des jeux de lumière, de couleurs, un costume, etc.), les effets visuels. Y aura t il invention de personnage ? Quel personnage souhaites tu incarner ?

La citation, l’imitation. Jouer un rôle.

Cindy Sherman, Untitled #582, 2016, photographie imprimée sur métal, 137.2 x 178.4 cm,

Cindy Sherman, artiste et photographe américaine née en 1954, fait de la citation une technique artistique singulière. Elle se met en scène dans des situations particulières rappelant soi des scènes de film, soi des tableaux célèbres de peintres. L’usage de la couleur, de la lumière, des matières… est savamment réfléchi pour produire une atmosphère qui cherche à ne pas laisser le spectateur indifférent.

Cindy Sherman, Untitled 92, 1981, photographie

Se transformer, se travestir, Andy Warhol

Andy Warhol, Self portrait in drag, photographie, 1981
Andy Warhol, Selfportrait, acrylique et sérigraphie toile, 273X273cm, 1986
Andy Warhol, Self-Portrait, acrylique et sérigraphie sur toile, 171x171cm, 1966

La première photo fictionnelle

hyppolyte Bayard, autoportrait en noyé, 1840

https://www.telerama.fr/scenes/avec-hippolyte-bayard-la-photographie-devint-fiction,71516.php

Né en 1801 dans l’Oise, Hippolyte Bayard est un photographe français.

Cette photographie a été réalisée aux tout débuts de la photographie, et à l’époque on pensait qu’une photographie ne pouvait enregistrer que le réel. Cette œuvre s’intitule Le noyé, et on y voit un homme qui semble mort, donc noyé. En réalité, c’est l’artiste qui s’est mis en scène, faisant croire à ceux qui ont vu cette photographie qu’il était mort, alors que c’était faux. Son but était donc de tromper le spectateur. C’est la première fois que quelqu’un a cherché à créer de la fiction avec une photographie, elle est donc très importante dans l’histoire de l’art.

L’autoportrait de Dürer dans la posture du Christ

Albrecht Durer, autoportrait, 1500, huile sur bois, 66.3x49cm

Cet autoportrait est remarquable en raison de sa ressemblance avec de nombreuses représentations du Christ. On note des similitudes avec les conventions de la peinture religieuse : la symétrie, les tons sombres et la manière dont l’artiste confronte directement le spectateur en le dévisageant, et lève les mains au milieu de sa poitrine, comme dans l’acte de bénédiction.

Pose et déformation

Le Parmesan, autoportrait au miroir convexe, 1523, huile sur panneau, 24x24cm

Le Parmesan est un peintre italien du 16ème siècle associé au maniérisme. Les artistes de cette époque se distinguent pour leur curiosité débordante des choses étonnantes et bizarres que la nature peut leur livrer.

Ici, Le Parmesan joue avec les déformation que le miroir produit. Cette déformation n’est pas sans rappeler les effets et filtres connus des applications de smartphones actuels et la pose du peintre semble être un écho du passé à la mode du selfie.

Un portrait sans voir le visage. Projection de l’imaginaire du spectateur.

Gerhard Richter, Betty, huile sur toile, 102x71cm, 1988

Représentation d’une souffrance par l’autoportrait

Frida KAHLO, la colonne brisée, huile sur toile, 1944, 40x34cm

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